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lundi 1 février 2010

Hmmmm....


Je ne sais pas pourquoi on photographie toujours Obama avec ce fond là... Bizarre que ce ne fût pas le cas avec son prédécesseur, Georges W.!

Photo: Reuters

samedi 23 janvier 2010

Des affaires qu'on entend de même...

Entendu hier midi, à la table d'à côté, au resto:

-"Tsé, à Haïti, même si on leur envoyait de la moulée pour les chats, ça pourrait les aider..."

-"On pourrait même leur envoyer le chat, ça serait pas pire aussi..."

Ici, nous sommes des nantis. On paye pour la moulée des chats et des chiens. Ils sont presque aussi importants que les humains eux-mêmes. À Haïti, en ce moment, les gens n'ont rien d'autre que l'aide internationale qui tente de s'organiser. On compte les morts, on enterre, on erre. On bouffe ce qui traîne ça et là. On n'a pas d'eau, on crève.

Ici, on s'achète des chips, on bouffe du McDo, on paye pour des limes à ongles, pour des babioles au Dollarama... Tout ça me donne vraiment la nausée.

lundi 18 janvier 2010

Dany Laferrière

Plusieurs personnes ont questionné le fait que Dany Laferrière soit revenu si rapidement au Canada après le séisme qui a touché Port-au-Prince, le 12 janvier. Vendredi dernier, Dany Laferrière a accordé, de Montréal, une entrevue au Journal Le Monde. Pour une fois, l'information qui y est relatée fait part tant des raisons qui ont motivé Laferrière à revenir rapidement à Montréal, que de la situation telle qu'il l'a vécue lui-même. Personnellement, j'ai trouvé ça intéressant, bien écrit et dénué du trop plein sensationnaliste dont on nous affuble depuis le 12 janvier. Alors, voici l'intégrale de l'entrevue.


"Romancier récompensé à l'automne 2009 par le prix Médicis pour L'Enigme du retour (Grasset), Dany Laferrière faisait partie des écrivains invités au festival Etonnants Voyageurs en Haïti, qui devait avoir lieu à Port-au-Prince du 14 au 21 janvier. Après plusieurs jours passés dans la capitale haïtienne, de retour à Montréal, où il réside depuis de longues années, il nous a accordé, vendredi 15 janvier, un entretien.

Où étiez-vous lorsque le séisme s'est produit ?

J'étais à l'Hôtel Karibé, qui se situe à Pétionville, en compagnie de l'éditeur Rodney Saint-Eloi. Il venait juste d'arriver et voulait aller dans sa chambre. Comme j'avais faim, je l'ai entraîné au restaurant et cela l'a peut-être sauvé… Nous étions donc en train de dîner lorsque nous avons entendu un bruit très fort. Dans un premier temps, j'ai pensé que c'était une explosion qui venait des cuisines, puis ensuite j'ai compris qu'il s'agissait d'un tremblement de terre. Je suis aussitôt sorti dans la cour et me suis couché par terre. Il y a eu soixante secondes interminables où j'ai eu l'impression que ça allait non seulement jamais finir, mais que le sol pouvait s'ouvrir. C'est énorme. On a le sentiment que la terre devient une feuille de papier. Il n'y plus de densité, vous ne sentez plus rien, le sol est totalement mou.

Et après ces soixante secondes ?

Nous nous sommes relevés et nous nous sommes dit qu'il fallait s'éloigner de l'hôtel, qui est un bâtiment assez haut, donc peu sûr. Nous sommes alors descendus vers le terrain de tennis, où tout le monde s'est regroupé. Deux ou trois minutes plus tard, nous avons commencé à entendre des cris… Près de l'hôtel, où il n'y avait que peu de dégâts, il y a, dans la cour, de petits immeubles où les gens vivent à l'année. Tous étaient effondrés. On a dénombré neuf morts. Alors qu'on redoutait d'autres secousses, des personnes se sont levées pour commencer à porter secours.

Un énorme silence est tombé sur la ville. Personne ne bougeait ou presque. Chacun essayait d'imaginer où pouvaient se trouver ses proches. Car lorsque le séisme s'est produit, mardi 12 janvier, Port-au-Prince était en plein mouvement. A 16heures, les élèves traînent encore après les cours. C'est le moment où les gens font leurs dernières courses avant de rentrer et où il y a des embouteillages. Une heure d'éclatement total de la société, d'éparpillement. Entre 15 et 16heures, vous savez où se trouvent vos proches mais pas à 16h50. L'angoisse était totale. Elle a créé un silence étourdissant qui a duré des heures. Ensuite, on a commencé à rechercher les gens. Nous sommes retournés à l'hôtel et, grâce à la radio américaine et au bouche-à-oreille, on a appris que le palais présidentiel s'était effondré mais que le président Préval était sauf. Mais personne autourde nous n'avait de nouvelles de sa famille.

Comment en avez-vous eu ?

Grâce à mon ami, le romancier Lyonel Trouillot, admirable. Bien qu'il ait des difficultés pour marcher, il est venu à pied jusqu'à l'hôtel. Nous étions sur le terrain de tennis, il ne nous a pas vus. Il est revenu le lendemain en voiture pour m'emmener chez ma mère. Après quoi, nous sommes passés voir le grand Frankétienne [dramaturge et écrivain], qui avait sa maison fissurée et qui était en larmes. Juste avant le séisme, il répétait le solo d'une de ses pièces de théâtre qui évoque un tremblement de terre à Port-au-Prince. Il m'a dit: "On ne peut plus jouer cette pièce."

Je lui ai répondu: "Ne laisse pas tomber, c'est la culture qui nous sauvera. Fais ce que tu sais faire." Ce tremblement de terre est un événement tragique, mais la culture, c'est ce qui structure ce pays. Je l'ai incité à sortir en lui disant que les gens avaient besoin de le voir. Lorsque les repères physiques tombent, il reste les repères humains. Frankétienne, cet immense artiste, est une métaphore de Port-au-Prince. Il fallait qu'il sorte de chez lui. En me rendant chez ma mère, j'étais angoissé car j'ai vu des immeubles en apparence solides totalement détruits, et aussi d'innombrables victimes.

Même à Pétionville, moins touchée ?

Oui, beaucoup. J'ai commencé à les compter, puis j'ai cessé… C'étaient des piles de corps que les gens disposaient avec soin, le long des routes, en les couvrant d'un drap ou d'un tissu. Après le temps de silence et d'angoisse, les gens ont commencé à sortir et à s'organiser, à colmater leurs maisons. Car ce qui a sauvé cette ville c'est l'énergie des plus pauvres. Pour aider, pour aller chercher à manger, tous ces gens ont créé une grande énergie dans toute la ville. Ils ont donné l'impression que la ville était vivante. Sans eux, Port-au-Prince serait restée une ville morte, car les gens qui ont de quoi vivre sont restés chez eux pour la plupart.

C'est pour témoigner de cette énergie que vous êtes rentré ?

En effet, mais pas seulement. Lorsque l'ambassade du Canada m'a proposé d'embarquer vendredi, j'ai accepté car je craignais que cette catastrophe ne provoque un discours très stéréotypé. Il faut cesser d'employer ce terme de malédiction. C'est un mot insultant qui sous-entend qu'Haïti a fait quelque chose de mal et qu'il le paye.

C'est un mot qui ne veut rien dire scientifiquement. On a subi des cyclones, pour des raisons précises, il n'y a pas eu de tremblement de terre d'une telle magnitude depuis deux cents ans. Si c'était une malédiction, alors il faudrait dire aussi que la Californie ou le Japon sont maudits. Passe encore que des télévangélistes américains prétendent que les Haïtiens ont passé un pacte avec le diable, mais pas les médias… Ils feraient mieux de parler de cette énergie incroyable que j'ai vue, de ces hommes et de ces femmes qui, avec courage et dignité, s'entraident. Bien que la ville soit en partie détruite et que l'Etat soit décapité, les gens restent, travaillent et vivent. Alors de grâce, cessez d'employer le terme de malédiction, Haïti n'a rien fait, ne paye rien, c'est une catastrophe qui pourrait arriver n'importe où.

Il y a une autre expression qu'il faudrait cesser d'employer à tort et à travers, c'est celle de pillage. Quand les gens, au péril de leur vie, vont dans les décombres chercher de quoi boire et se nourrir avant que des grues ne viennent tout raser, cela ne s'apparente pas à du pillage mais à de la survie. Il y aura sans doute du pillage plus tard, car toute ville de deux millions d'habitants possède son quota de bandits, mais jusqu'ici ce que j'ai vu ce ne sont que des gens qui font ce qu'ils peuvent pour survivre.

Comment est perçue la mobilisation internationale ?

Les gens sentent que cette fois, cette aide est sérieuse, que ce n'est pas un geste théâtral comme cela a pu se produire par le passé. On perçoit que les gouvernements étrangers veulent vraiment faire quelque pour chose pour Haïti, et aussi que dans le pays personne ne veut détourner cette aide. Car ce qui vient de se produire est bien trop grave. Il y a tant à faire, à commencer par ramasser les morts. Cela prendra sans doute plusieurs semaines. Ensuite, il faudra déblayer toute la ville pour éviter les épidémies. Mais le problème numéro un, c'est l'eau, car à Port-au-Prince, elle est polluée. Habituellement, on la fait bouillir pour la boire, mais il n'y a plus de gaz.

Les Haïtiens espèrent beaucoup de la communauté internationale. Si des choses sont décidées à un très haut niveau, dans le cadre d'un vaste plan de reconstruction, alors les Haïtiens sont prêts à accepter cette dernière souffrance. La représentation de l'Etat, à travers le gouvernement décimé, étant touchée, c'est le moment d'aller droit vers le peuple et de faire enfin quelque chose d'audacieux pour ce pays."


Propos recueillis par Christine Rousseau, Journal Le Monde, 15 janvier 2010 (publié le 16 janvier)

dimanche 15 novembre 2009

Et si c'était vraiment la catastrophe?

Devant tous les cafouillages et toute la désorganisation des services de santé quant à la vaccination contre la grippe A(H1N1), nous pouvons nous poser certaines questions...

Est-ce que la société actuelle est en mesure de prendre le contrôle de la situation devant une catastrophe réelle? Ma réponse est: non.

Actuellement, les autorités tentent de "s'organiser" face à une situation "possible" et ça ne fonctionne pas du tout. Qu'arriverait-il si nous étions face à un tremblement de terre, une grave inondation ou je ne sais trop quelle catastrophe du genre?

Eh bien, nous serions dans la merde jusqu'au cou!

Devant la situation actuelle, nous devrions nous demander POURQUOI notre société est incapable de mieux s'organiser. Nous avons pourtant des moyens, des structures en place qui DEVRAIENT nous permettre de nous organiser et d'être efficients. Encore une fois, nous nous contenterons probablement de "constater" les lacunes.

jeudi 12 novembre 2009

C'EST LUI!

Le virus de la grippe A(H1N1)

Maintenant au moins, on sait à quoi il ressemble. Si vous le rencontrez, tenez-vous loin!


mardi 10 novembre 2009

L'ADQ est mort... Vive l'APQ!

Bon! Taillon quitte l’ADQ mais il reste… Hey! Sont complètement cinglés à l’ADQ? Ça part, ça démissionne, ça chiale, ça se donne des jambettes sales, ça revient, ça se salit… C’est vraiment un spectacle pitoyable qui n’aura certainement pas un effet très mobilisateur quant à l’exercice démocratique et l’application des règles de la participation citoyenne au Québec… Quel cirque!

Dans peu de temps il ne restera plus qu’une poignée d’indépendants qui siégeront ça et là, épars, reniant leurs louches origines d’une droite bien courbée… Pour l’instant, il reste quatre élus de l’ADQ (avant les dernières élections, il y en avait tout de même 41)!

Je suggère (histoire d’aider un peu ce pauvre parti politique à se retrouver une meilleure identité) un changement de nom. Je suggère que l’Action démocratique du Québec (ADQ) se saborde et devienne l’APQ : L’Action psychiatrique du Québec. Puis, pour repartir le tout du bon pied, on met Stéphane Gendron comme chef et Pierre Mailloux comme directeur exécutif. Même si ça ira pas chier loin, au moins, ça va être rigolo à suivre!

***

Ceci étant, un tel spectacle risque d'augmenter la dérision populaire envers la politique. Je peux bien me permettre d'être cynique ici, c'est chez-moi, mais dans le fond, c'est tragique en termes de démocratie.

Je me suis d'ailleurs permis d'aller commenter le blogue de Johanne Marcotte ICI en fin d'après-midi. Madame Marcotte est la réalisatrice du documentaire l'Illusion tranquille et travaille en étroite communion avec l'ADQ (en fait, davantage avec Éric Caire).

C'est vraiment un spectacle pitoyable qui n'attirera pas la qualité en politique... Dommage, on en a tellement besoin.

vendredi 6 novembre 2009

Vacciner ou ségréguer?

J'ai remarqué que les personnes qui sortent des centres de vaccination contre la grippe H1N1 portent un petit macaron "Moi, je suis vacciné" ou quelque chose du genre... Bien qu'à l'inverse, ça me rappelle le brassard dont on affublait les juifs pendant la seconde guerre mondiale...

Avec ce qui se passe actuellement, il y a les bons et les méchants, les vaccinés et les pestilentiels... Socialement, c'est atroce comme situation.

Ceci dit, il paraît qu'il ne faut pas manquer la série documentaire "Apocalypse: la seconde guerre mondiale" des documentaristes Isabelle Clarke et Daniel Costelle. Cette série débute lundi le 9 novembre à 20h00 à TV5.

Qui sait, peut-être que dans une cinquantaine d'années, quelqu'un fera un documentaire sur la grippe H1N1?

dimanche 1 novembre 2009

Jour de vote

Aujourd'hui, jour de vote pour les élections municipales.

Je demeure persuadé (oui, je suis probablement un grand rêveur) que si le taux de vote dépassait les 60% et que ça causait des revirements importants dans les administrations municipales, les choses auraient de bien bonnes chances de changer.

Avec des taux de 35 % à 40 %, une fois élus, les magistrats et leurs sbires ont toute la latitude nécessaire pour se foutre des conséquences de leurs décisions.

C'est dans son expression que la démocratie prend racines. Aujourd'hui, je vais voter.

vendredi 30 octobre 2009

L'art de crisser le bordel

Les communications du ministère de la Santé et des "Sévices" sociaux en rapport avec l'imminence d'une pandémie grippale et de la campagne de vaccination ont été d'une rare efficacité pour crisser le bordel dans l'opinion publique.

Après être parvenu à semer l'indifférence quant à la vaccination, le MS"S"S maintenant réussi à semer la panique. C'est vraiment un coup magistral pour les compagnies pharmaceutiques qui n'ont même pas eu à payer la firme de communication!!! Bon, avouons que ça a failli déraper un peu, mais la stratégie de communication en deux temps est d'une efficacité redoutable.

Demain, c'est l'halloween. Si vous voulez vraiment faire peur, essayez de vous approcher des gens pour leur faire l'accolade. Vous verrez le résultat!

mardi 20 octobre 2009

VACCIN

Avec tout ce que j'entend concernant la vaccination imminente contre la fameuse "grippe de cochon":

Faites-vous vacciner.
Comme ça vous pourrez mourir en santé!
J'ai même entendu qu'en cas de "pandémie grave", le gouvernement pourrait nous OBLIGER à nous faire vacciner! Dans le fond, on se câlisse bien de notre santé. On désire juste rétablir la santé financière du système de santé public...
Non mais, pensons-y:
On n'a même plus le droit de crever malade!

vendredi 9 octobre 2009

Le Nobel de la paix à Obama


"Pas de chicane dans ma Barack"